Charles Maurice de Talleyrand-Périgord

Un ecclésiastique dans les affaires de l'Etat

Talleyrand

        Talleyrand est né dans une famille de haute noblesse, le 2 février 1754 à Paris. Après des relations tumultueuses avec ses parents et surtout sa mère, il s'engage dans les ordres ecclésiastiques mais sans réelle conviction. C'est dans sa trentième année qu'il devient évêque d'Autun. Très impliqué également dans les affaires politiques dans un contexte de Révolution Française. En effet, il est lié d'amitié avec Mirabeau. En outre, à l'instar du comte de Mirabeau, Talleyrand est député des Etats-Généraux lors de leur consultation convoquée par Louis XVI le 3 mai 1789. En tant que député, il participe à la nationalisation des biens du Clergé. Ce qui est d'ailleurs intéressant compte tenu de sa fonction d'évêque, mais néanmoins qui est illustrateur de la stratégie que Talleyrand va suivre tout au long de sa carrière dans les affaires politiques de France. Il quitte l'évêché finalement à la fin de la Constituante, en 1791, pour se consacrer pleinement à une mission de gouvernance. 

L'illustration d'un opportunisme politique

C'est précisément en juillet 1797 que Charles-Maurice Talleyrand est nommé ministre des Relations Extérieures par Barras. C'est donc un homme du Directoire. En effet, Paul Barras, vicomte sous le Directoire est l'un trois triumvirat qui dominent les affaires publiques durant ce régime. Néanmoins, il en démissionne en 1799. C'est alors que commence son admiration progressive pour Napoléon Bonaparte, alors général d'armée. Après le Coup d'Etat du 18 Brumaire An VIII (9 novembre 1799), le Premier Consul Bonaparte le reconduit dans ses fonctions de Ministre des Relations Extérieures. Commence alors une admiration car Talleyrand va même jusqu'à qualifier de Napoléon Bonaparte qu'il s'agit d'un demi-dieu. 

Toutefois, ses prérogatives sont cantonnées à être dirigée en fonction des actions d'expansion militaire de Napoléon Bonaparte puis Napoléon Ier, après le couronnement impérial du 2 décembre 1804. Cependant, la réciproque est aussi vraie. Talleyrand s'est imposé à l'Empereur des Français. En effet, celui-ci incarne la refondation des deux Frances coupées en deux par la Révolution : le Tiers-Etats et les nobles. Le Premier empire étant marqué par un retour des immigrés nobles ayant fui les persécutions révolutionnaires de la Terreur notamment. Mais, cette mutuelle fascination n'est pas durable. Talleyrand est accusé par l'empereur de ne pas assurer de correctes négociations avec Metternich pour un Traité de paix avec l'Autriche. Mais c'est surtout l'épisode de la trahison d'Erfut en 1808 durant laquelle Talleyrand demande au Tsar Alexandre Ier de rompre la paix avec Napoléon Ier. C'est alors que l'empereur des Français prononce ses mots destinés à son ministre des affaires étrangères :"Vous êtes de la merde dans un bas de soie". 

L'heure de gloire de Talleyrand doit attendre la déchéance de Napoléon Ier en 1814. En effet, le Congrès de Vienne durant lequel devait s'effectuer un rétablissement des frontières avant l'expansion impérialiste française, mais aussi rétablir l'ancienne famille dirigeante royaliste, Talleyrand impose et défend une vision d'une France forte et importante sur la scène internationale. Il défend également le prestige du nouveau roi de France, Bourbon rétablit sur le trône de France : Louis XVIII. Il meurt le 17 mai 1838 en tant qu'évêque d'Autun en récevant l'extrême-onction sur le dos et non sur la main. 

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